Le 4 février 1977 dans la basilique du Rosaire, le Cardinal François Marty, archevêque de Paris, et Monseigneur Donze évêque de Lourdes, président les funérailles de Jean Rodhain, décédé dans la nuit du 1er février.
Nous étions nombreux ce jour-là dans la cité mariale à accompagner "le Patron" à sa dernière demeure jusqu'à son tombeau recouvert d'une dalle de granit des Vosges, tout près de la chapelle au coeur de la Cité Saint Pierre.
" Tous ce sentent pareillement orphelins, écrit Gilbert-Cesbron dans Messages de mars 1977. Il est mort à Lourdes, entre Ciel et terre, au lieu qu'il aimait le plus, au coeur de l'une de ses créations les plus audacieuses. Son vieux chien devait, comme d'habitude, veiller au travers de sa porte quand la petite fille Bernadette est venus le chercher par la main..."
Et Gilbert-Cesbron écrit encore :
" le Secours Catholique continue. Non pas "sur sa lancée" mais par ses propres forces. Le capitaine s'est endormi: le navire poursuit sa route, et le cap n'a pas varié : aider et aimer - l'un ne va pas sans l'autre ".
Ce 35 ème anniversaire n'est pas un moment de nostalgie. C'est une bonne occasion, en se souvenant, de faire le point et un bon examen de là où on en est aujourd'hui.
" Il tenait à ce que le Secours Catholique ne soit pas un mouvement à part avec une spiritualité propre, rappelle le Président André Aumonier, ( Messages de décembre 2000) et nous avons souvent entendu le Père Rodhain nous dire cela:
" Que les militants de la Charité soient des paroissiens " ordinaires" et irriguent cette Charité dans leurs communautés chrétiennes"
Un bel appel et une bonne question pour chaque bénévole d'aujourd'hui, 35 ans après !
Président de l'Amicale des Anciens du Secours Catholique.
4 février 2012
1 commentaires:
Bonjour !
J'ai l'impression que c'était hier.
Ah ! comme le temps passe vite et nous avec. Je fus aux obsèques avec Jean Louis Duménil,mon beau frère, alors délégué de Rennes et Janinne CLAUDE déléguée adjointe à Brest. (les deux sont décédés) Nous étions partis avec la 4L de la
délégation. Ce fut un grand moment
pour le Secours. Ce fut aussi un tournant important car le "patron" n'étant plus là, qui allait s'emparer de l'héritage et conduire le bateau SOS ? Il y eut bien quelques grenouillages, mais je crois que nous devons à Louis GABEN d'avoir su gérer au mieux ce grand moment. Contrairement au paquebot échoué sur la côte italienne, le bateau SOS a doublé les caps et affronté les tempêtes.
Il semble qu'il soit aujourd'hui en eaux calmes et toujours vigilant
face à une société qui, elle, semble avoir perdu sa boussole.
Terminons par une phrase sur la CHARITE: elle n'est pas de J RODHAIN mais de Maurice Bellet :
FAITES AUX AUTRES
CE QUE VOUS VOULEZ
QU'ILS VOUS FASSENT.
SAUF SI VOUS ETES MASOCHISTE;
A bientôt Jules BARBU
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